Communication responsable + web = logiciels libres

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Pour le second et sans doute dernier article sur le making-of de ce blog, intéressons-nous aux logiciels utilisés, et aux raisons qui ont poussé à ces choix. Et là encore, le choix mêle conviction, raison et efficacité, un must dans la communication responsable.

Depuis 2006, que ce soit professionnellement ou personnellement, je fais la promotion des logiciels libres. Un choix raisonné, et que chaque jour vient confirmer. À l’origine, je ne suis pas un geek, je n’utilise l’informatique que dans la mesure où elle rend des services, et où tout fonctionne parfaitement. Le bidouillage, très peu pour moi. Ainsi, avant de les découvrir vraiment, je savais des logiciels libres qu’ils étaient gratuits, ce qui me laissait circonspect. Comment du gratuit peut-il être de qualité ? C’est une ambigüité à lever de toute urgence : le libre n’est pas gratuit par principe ou par obligation, il l’est la plupart du temps. Une définition du libre en un mot : participatif.

Le libre est au logiciel ce que la communication responsable est à la communication classique, ce que Wikipédia est aux encyclopédies fermées, ce que la RSE est au management du XIXème siècle : une révolution tranquille qui emporte tout sur son passage, en faisant confiance à la participation des « cibles ». C’est pour cela que le contenu de ce blog est mis à disposition sous une licence Creative Commons : vous êtes libres de reprendre les textes, de les modifier, que ce soit à but commercial ou non, avec pour seules contraintes de citer la source et de conserver cette licence. Ainsi, je réalise deux choses : je facilite la dissémination de mon contenu, et je m’assure que mes idées me soient toujours attribuées.

Mais ce n’est pas tout. Quand on parle site web, ayons conscience que l’Internet s’est bâti sur des logiciels  libres et des protocoles ouverts. Si le protocole HTTP n’avait pas été mis à disposition de tous, nous en serions peut-être aujourd’hui à devoir payer pour accéder de manière limitée à chacune des pages web que nous voudrions visiter ; avouez que l’affaire y perdrait beaucoup de sa puissance et de son charme. Ainsi, tous les logiciels libres (en théorie) n’utilisent que des formats ouverts et des standards, et c’est là leur grande force. Avec des logiciels libres, le contenu est disponible pour tous les navigateurs (ceux qui respectent les standards, comme Firefox, et beaucoup moins Internet Explorer), mieux indexé par les moteurs de recherche, et l’accessibilité est meilleure.

Autre avantage du libre : la sécurité. Le code étant ouvert aux quatre vents, d’une part cela oblige à une plus grande qualité, et d’autre part cela oblige à considérer la sécurité comme une préoccupation centrale.

Les logiciels (attention, là ça devient geek !)

  • – Plate-forme de blog : WordPress, pour sa modularité, la qualité et la simplicité de la programmation (des boucles PHP facilement compréhensibles), la communauté et l’impressionnante quantité de plugins et améliorations disponibles
  • – Bases de données : MySQL, contrôlées depuis phpMyAdmin
  • – Serveur web : Apache, adopté par les plus grands sites web, il doit bien y avoir une raison
  • – Langage de programmation : PHP5 (no comment)
  • – Pour manipuler tout cela, je me suis servi des éditeurs de texte Kate et Emacs sous Linux, des extensions Webdeveloper et EditCSS pour mon navigateur Firefox, et du client FTP Filezilla.

J’ai donc réalisé ce site à la force de mes dix doigts, non sans avoir consulté Daria (qu’elle en soit mille fois remerciée, même si j’ai quelque peu différé de certaines de ses préconisations 😉 ), et j’ai été amené à mettre les mains dans le cambouis.

Avant tout, j’ai installé une version de test sur mon ordinateur, transformant ce dernier en serveur web (LAMP : Linux, Apache, MySQL, PHP). WordPress pouvant prendre mille et une apparences, j’ai choisi un thème genre magazine, que je voulais clair, aéré, lisible… et vert, pour provoquer les accusations de greenwashing, ce qui devrait permettre d’en discuter. Ce thème, qui était disponible en anglais, j’ai dû le traduire, directement dans le code, et je l’ai adapté à mes désidératas – c’est à ça que sert le libre ! Ainsi, j’ai été amené à modifier légèrement la CSS, à beaucoup trifouiller dans le PHP, langage dont j’avoue humblement ne pas être le plus grand spécialiste, et à ajouter moult plugins, que ce soit pour avoir un formulaire de contact, des images en page d’accueil, ou encore une liste de liens à mon goût. Rien n’a été fait juste pour montrer une expertise technique, mais toujours pour faciliter la lecture et l’indexation des pages.

Tout cela pour dire que si l’occasion de créer un site web se présente encore dans ma carrière, comme ce fut déjà le cas à de nombreuses reprises, d’abord je serai en terrain connu, et ensuite mes choix seront faits en connaissance de cause.

Crédit photo : adria.richards, sur Flickr, photo mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-sa.

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