Creative Commons : le beurre et l’argent du beurre

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Ceux qui sont habitués aux mentions obligatoires, aux petits caractères, ont certainement remarqué qu’une formule revenait rituellement à la fin de chaque article. « Crédit photo : xxx, sur Flickr, image mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-sa ». Formule obligatoire ? Pas seulement. Les mots sont choisis, et sont le reflet d’une certaine conception des ressources numériques.

Crédit photo

Alors que nous sommes encore en pleine controverse sur Hadopi (la fameuse loi « Création et Internet »), et que les défenseurs des logiciels libres se sont massivement opposés au texte, qui lèse leurs intérêts, arrêtons-nous un temps sur la conception ‘libriste’ du partage, qui n’a rien à voir avec du piratage. Elle ne signifie en rien une négation de la propriété intellectuelle, une espèce de magma où personne n’aurait plus aucun droit. Car avec les licences Creative Commons, il faut commencer par indiquer qui est à l’origine de la ressource.

« Image mise à disposition sous un contrat »

Cette formule parle d’elle-même. Le créateur a souhaité mettre son image à disposition de tous, MAIS celle-ci est protégée, et celui qui l’utilise s’engage à respecter les termes d’un contrat, juridiquement aussi solide que le copyright. Elle n’est donc pas dans le domaine public. Le miracle des Creative Commons est de rendre la ressource à la fois disponible ET protégée, à l’inverse du copyright, qui protège l’auteur mais complique grandement la dissémination.

by/sa/nc/nd

Sans rentrer trop dans les détails, les licences Creative Commons permettent à l’auteur d’une ressource de choisir parmi quatre options :
– by : paternité. Obligation d’indiquer qui est l’auteur.
– sa (share alike) : partage à l’identique des conditions initiales. Vous avez le droit de modifier ma ressource, de la redistribuer, mais toute modification devra obligatoirement être publiée sous le même contrat.
– nc (non commercial) : pas d’utilisation commerciale.
– nd (no derivative works) : pas de modifications. Aucune modification n’est autorisée sans l’aval de l’auteur (y compris traduction).

Au total, 6 contrats possibles. Et pour choisir, ô miracle, il existe un outil en ligne pour vous permettre de définir la licence la plus adaptée à votre cas.

Pourquoi Flickr ?

Les images de communicationresponsable.fr proviennent toutes de Flickr. Service proposé par Yahoo, Flickr a l’avantage de proposer une banque d’images importante, et beaucoup sont placées sous licence CC. Je peux facilement faire une recherche sur du contenu CC by-sa, par exemple. Au passage, vous aurez remarqué que chaque image joue pleinement son rôle d’illustration du texte : une vision de la transparence qui confine à l’opacité pour Max Havelaar, une perception un peu déformée de la Terre pour le film Home, etc.

Dans mon militantisme forcené, je ne peux que prôner l’utilisation des licences Creative Commons. D’ailleurs, la création numérique que constitue ce blog est placée sous licence Creative Commons by-sa. Pour vous : facilité de reprise et d’adaptation du contenu, y compris à vocation commerciale (pas besoin de me demander l’autorisation, même si vous pouvez toujours me le signaler). Pour moi : protection de mon contenu ET incitation à sa dissémination. Le pied, quoi. C’est aussi cela, la communication responsable : s’assurer que le contenu est protégé et qu’il a une influence.

Et donc, selon la formule consacrée… Crédit photo : openDemocracy, sur Flickr, image mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-sa.

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