La genèse de ma communication responsable

142515422_e8193628bbAvant de tenter une définition de la communication responsable, je tiens à relater les circonstances qui m’ont amené à adopter les valeurs de la communication responsable. Tout est parti de la « charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable », datant de décembre 2007, et rappelée dans un article du mag Stratégies un an plus tard.

Et là, c’est le drame

Cette charte de l’UDA, je l’ai lue. Puis j’ai regardé les 36 signataires : grande distribution (Auchan, Carrefour), industrie pharmaceutique (Pfizer, Sanofi-Aventis), cosmétiques (L’Oréal, Yves Rocher), produits ménagers (Procter & Gamble, Unilever), alcool (Bacardi-Martini, Pernod Ricard), automobile (PSA, Renault) et autres Bayer, Blédina ou Danone.

Des engagements mous, pris par des grands groupes, qui ne respectent pas ces engagements. Des groupes qui, presque tous, se distinguent par leur attitude peu respectueuse de l’environnement. Des groupes qui utilisent l’argument écologique dans leur marketing, sans que cela soit justifiable. Des groupes qui cherchent continuellement à tromper leurs publics, et à leur imposer leur marque, de préférence de force. Bref, des annonceurs tout sauf responsables.

Face à cette annonce de l’UDA, trois réactions s’offraient à moi. Soit saluer leur initiative, parce qu’ils font un pas dans la bonne direction (au prix d’un bon effort d’aveuglement, si, si, ça peut passer). Soit entrer dans une rage folle, parce qu’ils foulent aux pieds tout ce que selon moi la communication porte de positif, les affubler d’un « tous pourris » et prendre le maquis (possible, mais peu productif, et pas très professionnel de ma part). Et la troisième voie : agir d’une autre façon, celle qui me permettra d’apporter des contrexemples de communication responsable.

Quand le responsable communication devient communicant responsable

Je ne jette pas la pierre à ces annonceurs. Ils font avec leurs pratiques habituelles de communication, avec leurs exigences internes. Mais le décalage entre cet affichage de responsabilité et le minimum qu’ils devraient faire est criant. Jusqu’ici, dans ma jeune carrière professionnelle, je ne pratiquais pas consciemment la communication responsable, mais cela y ressemblait furieusement.

Mon domaine de prédilection, depuis que je suis responsable communication, est le logiciel libre. Une autre façon de pratiquer l’informatique, dans un autre esprit, absolument comparable à ce qu’est le bio dans l’alimentation, ou l’équitable dans le commerce. Je n’ai jamais pris un journaliste pour une truffe, même quand il ne connaissait pas le sujet, et j’ai toujours essayé de fournir de quoi faire un article intéressant pour lui. J’ai toujours communiqué en faisant appel à l’intelligence des publics visés. J’ai cherché à limiter l’impression de documents inutiles. Je communique sur le web en respectant les standards. Bref, un Monsieur Jourdain de la communication responsable.

Sans compter qu’en parallèle, depuis un an, je participe au montage d’une grande aventure, qui implique le bio et l’écologie… j’avais donc toutes les prédispositions pour prendre un aller simple vers la communication responsable.

Une fois la direction donnée, il m’a fallu me documenter, engager une réflexion sur les bonnes pratiques. Non, je ne suis pas le premier à avoir cette réflexion, et oui, le web regorge de quoi nourrir et stimuler l’esprit du communicant responsable. Le fruit de ces trouvailles se trouve en partie dans la webographie de ce site. Depuis, j’exerce une veille permanente sur le sujet. Et je ne demande qu’une chose : passer à la pratique…

Crédit photo : Indy Charlie, sur Flickr, image mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-sa.

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