Revue de web #13

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Bonne année à tous ! C’est la première fois que je présente mes vœux online, ce blog n’ayant pas encore soufflé sa première bougie. Et si on donnait au mot « vœu » tout son sens de souhait, d’espoir ?

Je souhaite une généralisation de la communication responsable en 2010, des entreprises qui ne mettent en avant que ce qu’elles peuvent prouver, et qui donnent les moyens de vérifier leurs assertions. Je continue à rêver à des parties prenantes, notamment les ONG, qui seraient accueillies par les entreprises, traitées comme partenaires plutôt que comme adversaires. Je fais le vœu de voir en 2010 les instances professionnelles se rendre compte que l’auto-régulation était une erreur, et qu’en rendant des comptes à une autorité réellement indépendante et intransigeante, on y gagne beaucoup plus qu’on y perd. Mon vœu le plus fou, c’est qu’une entreprise responsable me confie sa communication. C’est peut-être un rêve éveillé, mais c’est là ma force : je ne suis pas un rêveur, je suis un bâtisseur ; les rêves, je les réalise… alors qui sait…

En attendant, on reprend les hostilités sur communicationresponsable.fr par une traditionnelle revue de web. Histoire d’éliminer en douceur les brumes des réveillons de fin d’année.

Côté com

« On ressent une réelle perte d’attractivité de la publicité ». Pas de bol, on se demande bien pourquoi.

Les clés d’une régulation verrouillée, voilà un article qui résume bien l’imposture de l’auto-régulation de la publicité. Et si vous ne voulez pas rejoindre les publicitaires éco-socio-innovants, mais que vous voulez quand même lire ce texte, faites-moi signe, je vous l’enverrai…

De la puissance des réseaux sociaux dans la vie des entreprises… virée, puis réintégrée grâce à Facebook !

Prédiction 2010 : marre de Twitter, retour au blog. Prédiction ou souhait ? En tout cas, je ne dirai pas le contraire.

La pub : matraquage ou obsession ? Comptons ! Si chacun pouvait le faire, ne serait-ce qu’une fois… eh bien ça m’intéresserait d’avoir les stats, et ça vous sidérera de voir à quel point la pub est présente dans votre vie !

La profession de foi de Renault. Horrible profession de foi. Greenwashing à tous les étages. Mais évidemment, ça n’a pas dérangé l’ARPP, et ça ne dérangera sûrement pas le JDP.

Côté DD and co

– Le père Noël m’a apporté le DVD du film Herbe. Je n’ai pas assez de superlatifs pour décrire ce documentaire, qui est tout ce que Home n’était pas : simple, modeste, détaillé, puissant, non stigmatisant, montrant la complexité des choix, avec tous les paramètres, mais qui ne passe rien sous silence. À conseiller vivement à tous les agriculteurs, et à tous ceux qui s’intéressent à ce qu’ils ont dans leur assiette !

Le photovoltaïque, une filière morte-née ? Quand on voit l’exemple de l’Espagne, qui avait mis le paquet, avant de fermer les vannes, on sait à quoi s’attendre. Pas glorieux.

Un bilan d’étape particulièrement réussi de l’écologie dans les nouveaux médias.

Isabelle Autissier élue présidente du WWF-France. C’était juste au cas où vous auriez loupé l’info.

Chez les chtis, les AMAP sont en plein développement. Ceux qui ne vont qu’à l’hypermarché ne savent pas ce qu’ils loupent.

Il met en vente des carottes tordues, et se fait épingler par la DGCCRF. Voilà, c’était ça, la blague de fin. J’en suis resté sur le popotin quelques minutes.

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2 comments on “Revue de web #13
  1. Oui, ça m’intéresse, le machin sur la régulation. On dirait qu’il y a pas que toi qui ne trouves pas ça efficace. Maintenant, comme je suis pas dans la comm’, je ne vais pas m’inscrire sur un site comme ça.

    Les AMAP, c quoi? ça fait un peu secte, non?

    • Pas de problème, je t’envoie ça ! Suffisait de demander…

      AMAP : Association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Le principe : faire un circuit court, faire se rencontrer producteurs et consommateurs. Les consommateurs s’engagent sur la durée, ils reçoivent chaque semaine des paniers de produits de la ferme, frais, de saison, souvent bio. Les producteurs sont payés décemment, ils n’ont d’autre pression que la satisfaction directe des consommateurs, les gâchis sont réduits, et surtout… le dialogue s’instaure. Les AMAP, c’est le retour aux sources de l’alimentation. Sur une petite échelle, on parle goût, on s’implique, on s’intéresse à la façon de produire, aux coûts. Qu’est-ce qui fait plus secte ? D’aller acheter des machins dans du plastique rangés en rayon, dont on ne connaît rien d’autre que le prix, ou de s’organiser entre voisins pour avoir des bons produits, en apprenant ce qu’il y a derrière ces produits ? Il y a de plus en plus d’AMAP, à la ville, à la campagne. Un mouvement formidable, qui est fait pour durer.

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