Revue de web #14

C’est vendredi, alors pour une fois, les fruits de ma veille ne seront pas classés. Un peu comme des fruits et légumes de tailles et de formes inégales, total en vrac (à vous de trouver ce qui vous convient). Au menu, le greenwashing qui passe un sale quart d’heure, le photovoltaïque qui tire la tronche. Mais en entrée, une conception originale de ce qu’a été Copenhague. Bon appétit.

Copenhague vu comme un exemple parfait de greenwashing. Résumons : en apparence, COP15 montrait la priorité donnée à l’environnement, avec une nouvelle gouvernance ; dans les faits, quelques miettes pour les ONG, mais aucune mesure concrète, et un accord de principe qui n’engage à rien. Greenwashing ou pas greenwashing ?

– Intéressant : lancement officiel de l’asso Culture papier. Le timing est intéressant : quelques mois après une campagne d’affichage qui prenait l’industrie du papier comme exemple d’utilisation de ressources naturelles (et donc de la responsabilité qui allait avec). Une campagne qui nous avait valu une réaction un peu épidermique des pros du papier (ça parlait d' »envies de meurtre »). Objectif de l’asso : « redonner une image positive du papier et de l’imprimé qui sont  »la cible d’attaques régulières au regard de leur soi-disant nocivité pour l’environnement » ». Ben tiens. Il ne faudra donc pas s’attendre à une objectivité sans faille.

Les tarifs 2010 du rachat d’électricité issue du solaire photovoltaïque sont parus, après une longue attente, et il semblerait que la filière du photovoltaïque ait pris du plomb dans l’aile. La transition énergétique, on oublie un peu. Et il y a maintenant 5 tarifs au lieu de 3.

– Sans transition aucune, on nous annonce les communicants plus sensibles aux questions de responsabilité sociale et sociétale. Ça fait du bien de le lire. Ça en ferait encore plus de le voir.

WWF-France fait un premier bilan de ses partenariats avec les entreprises. WWF, alibi environnemental, vrai facteur d’amélioration dans les entreprises, ou un peu des deux (ou rien du tout) ? Je vous laisse vous faire votre propre idée.

L’AACCi (avec un i comme interactive, pas un i comme jambon blanc) prône la transparence des billets sponsorisés dans les blogs. En clair, une identification du billet sponsorisé et de l’annonceur. L’article rappelle les risques encourus : jusqu’à 37 500 € d’amende et/ou 2 ans de prison (article L.121-1 du code de la consommation). Une seule réaction possible : félicitations à l’AACC pour cette reco pleine de sagesse et de responsabilité.

Des awards de la communication responsable ? Si, ça existe. Pour quoi vote-t-on ? Pour l’affiche qui attire le plus l’oeil. Question : est-ce qu’on fait de la communication responsable si on ne s’intéresse qu’à attirer l’oeil ? La course à l’échalote, ça continue.

– Des initiatives en rafale contre le greenwashing : d’abord, Survival et son prix du greenwashing 2010 ; les Public Eye Awards de la Déclaration de Berne et Greenpeace avec un Greenwash Award. Plus on expose le greenwashing, moins il sera tentant d’y avoir recours.

– Même sujet : l’OIP a testé l’inefficacité de l’auto-régulation de la publicité. « Aïe, ça fait mal », dit le greenwashing. Est-ce que tout le monde n’y gagnerait pas si on arrêtait ce système volontairement inefficace ?

– Autre sujet : les départements ont le droit de se dire opposés aux OGM, et c’est un grand changement. Un signe que la démocratie fonctionne encore.

L’UE accorde des quotas de CO2 gratuit à 160 secteurs industriels jusqu’en 2027. Oui, des droits à polluer gratos. Une info importante, un peu passée inaperçue.

Des biens de consommation fabriqués avec des déchets nucléaires, ce n’est pas une blague, c’est peut-être ce qui arrivera demain. Avec ou sans obligation d’information ?

Windows XP consomme moins que 7. Cela ne devrait pas être une surprise : Windows a pour but le renouvellement fréquent des machines, donc des logiciels de plus en plus gourmands en ressources, donc une consommation d’énergie toujours supérieure. CQFD.

Notre société d’abondance : impacts économiques et écologiques. Pour les sceptiques et tous ceux qui sont un peu dans le brouillard. Excellente analyse.

Howard Bowen, d’accord, je connais. On dit de lui que c’est l’inventeur de la notion de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises, en anglais Corporate Social Responsibility ou CSR), qui considère que l’entreprise doit avoir d’autres objectifs que le profit si elle veut prospérer et perdurer. Mais pour quelques-uns, un certain Peter Drucker est le vrai père de la RSE. Un Drucker américain… Do you like dogs ?

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