Service public

J’étais aujourd’hui invité de l’émission Service public, sur France Inter (de 10h à 11h), dont le thème du jour était le greenwashing, aux côtés de Jacques-Olivier Barthes et Frank Tapiro. Vous pouvez podcaster l’émission sur le site de France Inter, ou dans le lecteur ci-dessous.

Quelques notes désordonnées pour vous raconter comment c’était de parler dans le poste… Ça ne se fait pas de révéler tous les dessous d’une émission ? Si, la preuve.

Frank

Ah, Frank. Un maître, Frank. Frank Tapiro, gérant de l’agence Hémisphère droit, une agence qui ne s’appelle pas ainsi pour rien (quand je dis timidement que le projet de la communication responsable n’est pas politique, tout au plus républicain, certains ne se privent pas d’afficher la couleur). Frank Tapiro, spécialiste de la technique bien connue du « plus c’est gros mieux ça passe ». L’ARPP qui serait devenue tripartite et se soucierait avant tout de sa responsabilité, contre-vérité absolue. La mesure d’imposer que les budgets pub soient inférieurs ou égaux aux actions DD, voilà de quoi changer… rien, en fait. Une sortie époustouflante sur le moteur Fiat essence, le moins polluant selon lui. Sans la moindre preuve ! Frank, si tu me lis, je suis preneur du fameux dossier sur le moteur Fiat.
Frank, qui a bien vite compris que le plus remuant dans le studio était votre serviteur, et qui n’a donc cessé de me parler à chaque moment libre. Un maître, je vous dis.
Et vous savez quoi ? Nous n’avons rien en commun, lui est un créa, moi un stratège (pardonnez ce label auto-décerné), lui l’ex-bras droit de Séguéla est dans la culture pub héritée des années 80, moi évidemment guidé par d’autres dans la culture communication responsable qui est en train de construire en tâtonnant un nouveau modèle de communication. Eh bien, j’ai adoré échanger avec lui, et je ne crois pas qu’il ait eu à se plaindre de moi. La preuve est faite : je suis peut-être très très méchant, mais je ne mords pas.

Guillaume

Guillaume Erner, présentateur. Une crème et un grand professionnel. Très attentif, très ouvert, dans le contrôle sans jamais être oppressant. Une maîtrise parfaite du format de son émission. Pour tous ceux qui pensent que le déroulé de l’émission est naturel, détrompez-vous : tout est travaillé, répété (il répétait encore ses textes à 9h50). Plus fort, il y a une maîtrise des aléas et une réactivité impressionnante. À 9h55 Frank Tapiro apprend à Guillaume Erner que l’ARPP venait de sortir son analyse publicité et environnement 2011. 9h59 Elodie Piel, attachée de production de l’émission, apporte l’étude imprimée à Guillaume Erner. 10h08 l’accroche de Guillaume Erner, pourtant écrite et travaillée à l’avance, part à la poubelle, et c’est l’étude ARPP qui fait l’accroche. En deux ou trois minutes, extraction et synthèse de l’information pertinente, décision de changer de lancement et improvisation avec les nouveaux éléments. Chapeau.

Copaline

Quand Guillaume Erner m’a demandé de parler de Copaline, j’ai été pris au dépourvu. Nous avions convenu que je présenterais un exemple de greenwashing, mais je croyais pouvoir le choisir, et pour tout dire cet article sur Copaline m’était un peu sorti de la mémoire. Alors, bafouillage, meublage, puis remémorage, et c’est parti mon kiki. Ça y est, j’ai eu mon bizutage radiophonique.

Pépites éparpillées

– J’ai aperçu le haut de la tignasse de Pascale Clark, dans un autre studio. Ça, ça n’a pas de prix.
– 9h59 et 55 secondes : Guillaume Erner et Laetitia Gayet, présentatrice du flash d’infos de 10h, sont encore en train d’échanger des blagues. 10h et 5 secondes, voici les titres, avec la terrible tuerie de Toulouse monopolisant tout l’espace médiatique. La voix, jusqu’il y a 10 secondes, était normale. Son ton a maintenant changé, il est « journalistique ». Pour bien commencer une journée, je recommande fortement d’apprendre les nouvelles avec la journaliste à 1m50 de vous.
– dans le studio de France Inter, il y a 5 ou 6 écrans, avec les chaînes d’info qui tournent. Paré à réagir…
– j’ai eu le privilège d’être dans le studio de France Inter rénové spécialement pour les présidentielles. Je me suis donc peut-être assis à la même place que le futur président (si vous voulez savoir ce que cela me fait, merci de décrypter cet acronyme : RAF – non ce n’est pas Royal Air Force) !

J’avais 50 choses de plus à dire. Je voulais mentionner les Éditions Charles Léopold Mayer, à qui je dois d’ailleurs ma présence dans cette émission, et que je remercie chaleureusement. En dire davantage sur l’auto-régulation. Appeler les auditeurs à s’intéresser à la façon dont la communication se pratique en France, ce qui influe plus qu’ils ne le croient leur vie quotidienne, et sur quoi ils devraient avoir un droit de regard. Sans compter toutes les requêtes – dis, tu parleras de … ? – qui auraient pris une bonne dizaine de minutes. Parler aussi de mes services, pourquoi pas (si Frank Tapiro le fait, pourquoi pas moi). Aborder surtout les réformes indispensables dans les métiers de la communication, de la formation aux mesures de contrôle avant diffusion. Un peu beaucoup à caser en une demi-heure…

Alors voilà. Ce fut court, mais l’expérience m’a appris et amusé, je l’ai prise avec toute la distance qui sied. Un bon entraînement, en somme ?

 

Crédit photo : Alain Bachellier, sur Flickr, image mise à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd.

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One comment on “Service public
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